La construction passive va bien sûr de pair avec la maison bioclimatique afin de tourner à son avantage l’environnement direct du bâtiment. Les différents points à exploiter ont pour objectif de permettre à la maison d’une part, de tirer profit des apports solaires en lumière mais aussi en chaleur. D’autre part, de se défendre le plus contre les variations de température extérieurs.
Avant même de s’intéresser aux systèmes performants ou l’épaisseur de l’isolation de la construction, la conception d’une architecture réfléchi, adaptée au climat local et à son environnement sont important. Enfin, compte tenu des données du site et du climat, le concepteur devra composer avec deux paramètres de base : l’ensoleillement et la compacité

Le choix du terrain…

Il y a deux éléments importants jouant énormément sur l’efficience thermique de la construction : le soleil et le vent. Le meilleur des cas étant de choisir un terrain exposé plein sud, avec des protections éventuelles contre le vent comme un relief ou de la végétation. Il faut éviter les terrains en pente vers le nord car il sera plus difficile d’exposer les pièces de vie vers le sud.

Une architecture simplifiée

Pour un volume habité équivalent, l’enveloppe présentant la plus faible surface de parois extérieures est celle offrant le moins de déperditions thermiques. La forme, et même plus la compacité sont des notions à ne pas négliger ! L’objectif est d’avoir le moins de surface en contact avec l’extérieur ce qui diminue les surfaces à isoler. Ce rapport s’appelle le facteur de compacité. La recherche d’une compacité se justifie d’un point de vue économique : moins de quantité de matériau, moins de complexité de construction et en conséquence moins coûteux au niveau de la construction et de la maintenance.
La recherche de la géométrie la plus compacte possible doit être équilibrée par la priorité de l’ouverture donnée à la façade sud.
Bien au-delà de la compacité, la simplicité architecturale est essentielle. En effet, les décrochements, balcons etc… créent des points thermiques sensibles et sont, donc, à éviter !

L’orientation

Quelle que soit le terrain choisi, c’est la façade sud qui reçoit le maximum de rayonnement solaire en hiver et en été, mais aussi les façades Est et ouest. On a donc intérêt, afin d’optimiser la thermique, que la façade principale soit idéalement plein sud et particulièrement vitrée. Tandis que la paroi nord sera vitrée à minima, pour une déperdition thermique moindre. Si la conception bioclimatique repose sur cette orientation optimale, il arrive que cette implantation soit impossible par une mauvaise orientation, aussi, une maison passive peut être envisagée avec une autre orientation. A ce moment là, cela est compensé ailleurs.

Les ouvertures

L’importance de la surface vitrée de la façade sud et la qualité des vitrages sont une garantie de bénéficier d’apports solaires conséquents, de diminuer le besoin en chauffage et alors une économie appréciable du fait du réchauffement par rayonnement avec cependant un chauffage d’appoint pour compenser les besoins en chauffage au plus défavorable de l’hiver.