Le bien-être est une sensation sur de ressenti, il est donc très subjectif. Le confort dans une maison passive va se percevoir essentiellement par les sens des habitants tels le touché, l’odorat ou encore l’ouïe. Une part du confort dépend du confort thermique. Ce n’est pas seulement une question de température de l’air, mais également de la température des matériaux, de l’humidité relative, ainsi que d’autre paramètres comme la qualité de l’air. En effet l’humidité joue beaucoup sur la sensation de froid ou de chaleur. Dans une maison passive il faut jouer sur les paramètres suivants :
• La température de l’air
• La température des parois
• Les courant d’air
• Et la qualité de l’air

La température de l’air ne fait pas tout…

En effet, la température de l’air n’est pas un indicateur de confort suffisant. Pendant l’hiver, il est déjà arrivé d’avoir une sensation de froid, alors que la maison est chauffée à 19°C. Cela est du à la différence de température entre l’air ambiant et le rayonnement des parois qui vous entoure. Il ne suffit pas de chauffer l’air, il faut aussi que les températures de surface soient homogènes.
Une asymétrie de rayonnement des températures peut se créer si les murs et les fenêtres sont mal isolés. Dans une maison passive, l’asymétrie de rayonnement des températures entre les surfaces vitrées et l’air ambiant ne dépasse pas une différence de 4°C. En clair, la température dans tous les sens de la pièce n’aura pas une différence de plus de 4°C.

Le confort est aussi fortement lié à la stratification thermique de température, mot qui peut paraître compliqué à première vue, mais dont la définition est simple.
A nouveau, la fenêtre joue un rôle important. De faibles températures de surface sur le vitrage sont les moteurs de brassement d’air dans la pièce. Les fenêtres descendant jusqu’au plancher créent des courants d’air. L’air chaud se refroidit donc, pour rester au sol. Les humains ont deux capteurs de températures : la tête et les chevilles. Si la différence de température entre les deux est trop grande alors cela en devient gênant. C’est pourquoi dans les maisons passives, la différence maximale entre les pieds et la tête est de 2°C. Ceci ne peut être fait seulement grâce à une bonne isolation des murs mais également des châssis des fenêtres triples vitrages.

Et en été, que se passe-t-il ?

En été, les surchauffes que peuvent connaître les maisons standard n’existent pas dans les maisons passives. Des systèmes sont mis en place afin de réguler la température intérieure de la maison à un confort optimal. Des protections solaires sont installées sur les fenêtres pour éviter que le rayonnement solaire ne chauffe davantage la maison. L’inertie du bâti peut aussi jouer un rôle en emmagasinant l’excédant de chaleur de la maison dans les murs afin de la libérer la nuit tombée lorsque la température baisse. Egalement, l’isolation ne sert pas seulement à protéger la maison du froid, mais également de la chaleur. Or les maisons passives ont une isolation renforcée.

Une sensation et une qualité d’air meilleure

Dans une maison passive, les courants d’air froid n’existent pas. En effet, une ventilation performante du type double flux et une étanchéité à l’air continue, permet un renouvellement de l’air sans sensation de courant d’air. Le fait que la maison soit complètement étanche, la ventilation apporte une qualité d’air supérieur en insufflant l’air neuf filtré de l’extérieur dans les pièces de vie et sortant l’air vicié des pièces de service (cuisine, WC, salle de bain…). De plus, l’hygrométrie de la maison est toujours agréable. Aussi, comme les points froids sur les parois n’existent pas, la condensation ne peut pas se produire. Un air sain dans une maison saine ! Le confort à long terme n’est pas négligeable. La maison a une température ressentie agréable l’été comme l’hiver. C’est là, l’objectif des maisons passives, un confort optimal pour une qualité de vie meilleure.